Si les descriptions n’ont pas bonne presse chez nombre de lecteurs, on peut aussi les considérer pour leur beauté littéraire, leur pouvoir de suggestion, voire leur rôle dans l’économie du récit.
Quand j’étais en fac, une (excellente) prof de mon TD nous disait que, chez Balzac, la description n’était pas un accessoire de la narration mais « était aussi » de la narration.
« Et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer. / Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! / Si même ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ; / S’il en demeure dix, je serai le dixième; /
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! »
Selon une anecdote célèbre, une poste parisienne reçut un jour (au 19e siècle) une lettre laconiquement adressée « Au plus grand poète français » ; ne sachant à qui la délivrer, le facteur décida de la porter à Victor Hugo, qui la réadressa à Lamartine, lequel la renvoya à Victor Hugo. Qu’on en juge.
Lors d’une Conférence en 2022 à l’Institut de Grèce, le grand linguiste Bernard Cerquiglini livre un brillant et généreux panégyrique de la langue française, « langue de demain » vue depuis la francophonie, qui regroupera quelque 715 millions de locuteurs en 2050.
Dans l’excellent ouvrage La littérature, une infographie, d’Alexandre Gefen et Guillemette Crozet, publié aux Editions du CNRS, on trouve la recension de la plus longue phrase de Marcel Proust (elle est tirée de Sodome et Gomorrhe) : pour qui aime la haute couture syntaxique, c’est là un morceau de bravoure !On prend sa respiration. Vous […]
Les deux textes qui suivent sont des chefs d’œuvre d’ironie : au lieu de s’opposer frontalement aux arguments de leurs adversaires, Montesquieu (contre les esclavagistes) et Swift (contre les Riches anglais) leur emboîtent le pas et les poussent jusqu’à l’absurde, voire jusqu’à l’humour noir. Redoutablement efficace !
À lire, relire et méditer sans modération, à l’écart du tumulte, des horaires et de l’accélération…
Cet exercice est tiré du BREVET DES COLLÈGES de JUIN 2009.
(France métropolitaine)